On s’active en cuisines – quelques news de Projet Secret

J’en avais parlé il y a quelques mois (eh oui, déjà !) : un roman est en préparation. À ce jour, aucune date de publication n’a encore été fixée, les infos seront donc lâchées au fur et à mesure.

Ce roman, aussi court que cinglant, sera publié dans une maison petite par la taille, grande par le courage. C’est que le sujet est quelque peu… explosif.

Voilà, c’est dit : un jour, je vais te parler corrida. À en juger par mon choix photographique, on déduira que ce ne sera pas joli-joli, sinon, j’aurais montré un taureau pimpant et souriant, dont le flanc ne s’est pas changé en porte-sabre (mais quelle idée ? Il n’est pas des plus pratiques à ranger, surtout si tu vis dans 10m2…)…

En attendant d’en parler plus en détail, je te laisse avec une petite chanson.

Stay tuned !

AT La midinette et l’homme-sandwich

J’ai croisé par hasard l’appel à textes de La grenouille à grande bouche, nommé « La midinette et l’homme-sandwich ». Leur défi m’interpellant (mêler thématique alimentaire et sujet de société), j’ai décidé d’y participer pour me changer les idées entre deux corrections de chapitre.

Nous suivons donc une jeune femme confrontée à la vente forcée de sandwich, mâtinée de harcèlement de rue ; elle inverse alors la situation pour donner une bonne leçon à cet homme.

Un texte de pure littérature blanche, donc.

La nouvelle est entre leurs mains. Affaire à suivre…

En attendant le verdict, allons faire la fête !

En situation de handicap… dans le futur, article La Dépêche

Qui dit sortie, dit revue de presse, et En situation de handicap… dans le futur  n’échappe pas à la règle.

Vendredi 20 décembre 2019, Yann Quéro et Cécile Péguin ont fait la promotion de l’anthologie lors d’un café littéraire, épaulés par cinq auteurs de notre fine équipe : Léa Bernatas, Juliette Pague, Céline Thomann, Romain Tribalat, et Judith Pradal.

L’article est disponible ici :

https://www.ladepeche.fr/2019/12/26/cafe-litteraire-quel-futur-quand-on-est-handicape,8627006.php

En situation de handicap… dans le futur

Éditeur : Arkuiris
Date de parution : 8.11.2019
Illustration : Philippe Caza


Résumé : Cette anthologie de science-fiction comprend 17 nouvelles, 17 univers futuristes dans lesquels héros et héroïnes font valoir leur singularité, tentent d’assumer leur différence dans des sociétés utopiques ou dystopiques.
Elle constitue une façon originale d’aborder les situations de handicap sous l’angle de l’aventure, de l’imaginaire, des émotions que nous font partager ces personnages originaux et devant faire face à des défis du futur souvent surprenants.

Extrait lisible, : https://alexmauri.art.blog/2019/11/08/prete-moi-ton-corps-je-te-preterai-ma-gloire/

Prête-moi ton corps, je te prêterai ma gloire

— … Nous sommes réunis ici ce soir pour remettre le prix Imaginales 2040…
Mon cœur rate un battement, et je sors de ma rêverie. Alors, on y est ? réalisé-je en me redressant sur mon fauteuil roulant. Il va falloir avouer… Ça risque de faire très mal. De me faire très mal. Merci Loran, vraiment ! Je n’aurais jamais cru qu’une victoire pouvait avoir un goût de merde…
Va te faire cuire le cul !
Mon regard glisse de l’estrade baignant dans une lueur dorée, sur laquelle se tient le jury qu’un drone-caméra filme de trois-quarts, pour scruter les premiers rangs du Magic Mirror, ce chapiteau circulaire qui m’évoque plus une arène qu’un café parisien du XXe siècle. Une arène frisquette : les techniciens ont pété un plomb avec la clim’, s’il fait quinze degrés, c’est le maximum. Avec quarante à l’ombre en ce mois de mai, bousillage environnemental oblige, c’est choc thermique à la sortie !
Et toutes ces silhouettes tendues vers la scène comme un seul homme… Non, je ne peux pas affronter ça !
— Ça va, Sœurette ? Tu trembles, me chuchote Magali, ma jumelle.
Mon mentor. Mon double artistique. Et, depuis cette nuit, mon arnaque en bande organisée. Si je n’ai pas encore pris mes jambes à mon cou, c’est grâce à elle.
Je déglutis péniblement. Ma gorge n’est plus qu’un fin conduit, et j’ai l’impression d’avoir un énorme steak à la place de la langue. Quant à mon bide, il me fichait un peu la paix ces jours-ci, mais depuis cette nuit, je déguste, et puissance mille ! Le stress, j’imagine ? J’ai mis une couche, au cas où mes boyaux décideraient de repeindre le Magic Mirror par surprise…
— Non, ça va pas, soufflé-je avant de fondre en larmes.

Illustration de couverture : Caza

De la joie des incompréhensions, ou Chérie, fais-moi peur

Comme annoncé ici pour ceux qui prendraient le train en marche, je publie bientôt mon premier roman. Voici l’épisode suivant, d’une série qui s’annonce plus palpitante et mieux branlée que The Walking Dead (je charrie, j’adore cette série ; c’est juste triste voir un truc aussi énorme gâché à force de tirer sur la corde parce que Roi Pognon, etc…)

Donc, reprenons : je publie bientôt mon premier roman. Pas demain, mais peut-être dans six mois, ou un an, et ça va de pair avec signature de contrat. Qui dit signature de contrat, dit engagements, et c’est là que ça devient drôle. Ou flippant.

Plutôt flippant, ouais.

Je t’explique. Lis bien ce qui va suivre.

Dans mon contrat, il est marqué que je dois rendre le « manuscrit définitif » en décembre, dernier carat. Je l’ai signé cet été, le temps a passé, nous voilà arrivés au 20 octobre, et… aucun retour éditorial, aucune suggestion de modification me permettant de rendre un « manuscrit définitif ».

Que pouic.

Le travail éditorial étant une affaire trop sérieuse pour l’ignorer (c’est ainsi qu’on fait d’un texte bon, ou plutôt bon, un texte encore meilleur, voire excellent), il arrive fatalement ce qui doit arriver : un stress intense, ressemblant à de la quasi-panique, me tombe dessus.

Capture vidéo rare d’Alex dans son milieu naturel, en état de stress intense.

Afin de canaliser ce stress, de le rendre plus vivable, je recontacte alors la maison d’édition. Ça a donné un truc du genre : « Euh, salut, j’ai à fournir bientôt un « manuscrit définitif » et je n’ai toujours pas reçu mes corrections, est-ce normal ? Retravailler mes manuscrits me tient beaucoup à cœur, mon but étant de proposer au lectorat un texte le plus abouti possible, je stresse à mort, l’infarctus n’est pas loin. MAYDAY MAYDAY MAYDAY. »

Pfiouuu, pfiouuu, pfiouuu…

La réponse ne s’est pas faite attendre, tôt le matin parce qu’on a dû se dire qu’il serait bien de me garder en vie jusqu’à parution, et le stress s’en est parti : on entend par « manuscrit définitif » la version que je ne retoucherai plus d’ici à ce que le travail de correction ne commence.

-> Soit la version que j’avais proposée en lecture à la maison d’édition, car j’attends toujours d’arriver au point où je ne peux plus rien faire pour un manuscrit avant de songer à l’envoyer où que ce soit.
-> Cet engagement est donc respecté depuis janvier.

En attendant la prochaine crise d’angoisse, je m’en vais écouter un peu de musique.

Stay tuned !

En attendant les corrections de Projet Secret, ou de la joie des remerciements

Quand on poireaute entre deux échanges de mails, on trépigne, et on s’ennuie, aussi, un peu.

Et qui dit ennui, dit petits bidouillages dans son coin en attendant du concret.

On en arrive alors à esquisser des remerciements, car qui dit premier roman, dit première expérience du genre. Il paraît que c’est la tradition, qu’on s’y prête quand on est quelqu’un de gentil. Et si l’on pouvait penser ça de moi, au moins durant les cinq prochaines minutes, ce serait cool (et l’on évitera de me croiser une heure avant les repas, plus encore de me nourrir après minuit).

Donc… je m’essaye aux remerciements.

Je pensais que ce serait un exercice si formel qu’il en deviendrait rasoir, mais en réalité, on se sent satisfait. Non pas par conscience de son talent, à l’image de l’univers ; infini.
Pas du tout. Enfin, ça dépend pour qui :

En réalité, c’est le signe que cette phase de fignolage s’achève, qu’on va bientôt brandir le bébé braillant, gluant de vernix, à la face du monde, et qui vivra verra.

Vu ainsi, c’est assez grisant.

En route vers de nouvelles aventures – Projet Secret

Après deux ans et demi de quête éditoriale, je viens enfin de signer un contrat pour mon premier roman. Le parcours de ce manuscrit n’aura pas été de tout repos, entre silences, refus encourageants (ce sont les meilleurs), et propositions surprenantes : certains éditeurs m’auront conseillé leurs services de… compte d’auteur, avec pour promesse une reprise du contrat si le roman venait à bien se vendre…

J’aurai trouvé mon bonheur à l’étranger.

Il est encore trop tôt pour en parler plus en détail (et il paraît que ça porte la poisse), cependant, on notera qu’il s’agit d’un conte fantastique moderne. Baptisons-le « projet secret », pour l’instant.

Stay tuned ! En attendant mon premier retour d’editing, je m’en vais écouter de la musique. Et ouvrir une bonne bouteille.

Handicap et récit futuriste

J’en avais brièvement parlé ici , j’ai donc participé à l’appel à textes « en situation de handicap… dans le futur ». Et comme me voilà au sommaire définitif de l’anthologie, le moment est venu d’en parler un peu.

J’ai placé mon récit en 2040 ; courte anticipation, mais anticipation quand même. L’intrigue se déroule dans le splendide cadre des Imaginales, festival littéraire spinalien.

Source image : midgardswriters.com

Nous suivons Marie, connue sous le pseudonyme de Sanguine, et sa jumelle Magali. Magali est valide. Marie est une autrice qui commence à rencontrer le succès, elle est aussi lourdement handicapée. Afin que personne ne sache, Marie passe un deal avec sa sœur : Magali prête son image à Marie en échange de sa gloire. L’affaire roulait, jusqu’à ce que Marie soit démasquée.

Une histoire de sororité, à découvrir en fin d’année.