Salutations, Public,
Mon inspiration poursuit son bonhomme de chemin, et si tu passes régulièrement par ici, tu n’es pas sans savoir que ma participation à l’appel à textes Western a été retenue.
POULOULOUM POUET-POUET !
Assieds-toi deux minutes. On va parler.
Donc, La loi du Talion rentre dans la thématique western. Tu me connais, j’aime le contemporain, alors, j’ai basé mon intrigue dans un parc à thème western. Je me suis grandement inspiré d’un endroit existant, sans m’y baser. Vu le nombre de fions sexistes et handiphobes que s’envoient les personnages, je ne voulais pas me prendre de procès.
Du western, oui, sauce weird western. Il fallait bien un peu (beaucoup ?) d’étrange. Alors, j’ai ajouté des zombies. Une bonne apocalypse morfale des familles, aussi brutale qu’un coup de tonnerre dans un ciel bleu.
Un lieu, un contexte, et un personnage. Nous suivons Salomé, caissière-vendeuse d’une boutique de souvenirs du parc. Salomé est paralysée cérébrale car elle a été secouée (si tu ne connais pas le SBS, voilà un lien : https://syndromedubebesecoue.com/), et n’a qu’un rêve : intégrer la troupe cow-boy du parc afin de vivre de sa passion des chevaux. Fuir l’ambiance malsaine de son poste actuel, clients méprisants obligent. Constatant sa différence, et la haine des femmes aidant, les comédiens de la troupe font leur maximum pour décourager Salomé, quitte à faire échouer le casting. La situation s’envenime, quand une attaque zombie vient rebattre les cartes.
Un personnage handicapé moteur au milieu de zombies furieusement affamés ? Tu dois te dire que ce n’est pas gagné d’avance pour Salomé. Et si je te disais qu’en plus, elle a ses règles ce jour-là ? Damned… Ce détail narratif n’était pas calculé, c’est venu au pif durant la construction du récit. Et je trouve ça bien. Les règles semblent être un sujet assez tabou dans l’imaginaire zombie, je n’ai souvenir d’aucun personnage ouvertement réglé. Le sujet est effleuré dans The Walking Dead (2011), quand Glenn interroge Dale sur l’alignement des cycles menstruels et leur rôle dans l’humeur exécrable des dames de la tribu, ce auquel Dale lui conseille de garder ses théories fumeuses pour lui. Et dans The last of us, quand Ellie reçoit en cadeau une cup menstruelle, ce auquel elle réagit par le dégoût.
Encore une fois, on marche sur des œufs avec ce sujet.
Je te promets de la douleur et du sang. La peur, aussi, que les odeurs et les fuites n’attirent la meute. Je fais dans le frontal, tant et si bien que les règles deviennent l’enjeu du récit. Je ne comprends pas pourquoi on ne voit pas des personnages réglés dans la fiction zombie. C’est pourtant une sacrée source d’emmerdements, entre la difficulté grandissante à trouver des protections, et la gestion soigneuse de celles-ci. Sans parler du syndrome de choc toxique causé par les produits de blanchiment des protections, qui, s’il ne tue pas, peut causer l’amputation d’une jambe. Il y a de quoi faire niveau narration et construction de personnage.
Ou plutôt, si, je ne comprends que trop bien. Les règles c’est sale et ça se cache…
Un texte de gestion logistique, à découvrir en mai prochain.
Stay tuned !










