Anthologie Belle Époque

Éditeur : Luciférines
Date de sortie : 19.12.2020
Illustration : Léa Geas

Résumé : Heure verte de l’absinthe, exhibitions de freaks, fumeries d’opium, Expositions universelles, cabaret du Moulin-Rouge : un monde nouveau prend son envol à partir des années 1870. Période de paix et de découverte, la Belle Époque est marquée par l’émergence d’une classe populaire citadine, avide de plaisirs et de spectacles. Les évolutions technologiques donnent l’impression d’un champ de possibles illimités. On se passionne pour la science, l’anthropologie, la psychiatrie, mais aussi l’occultisme et le spiritisme.
16 nouvelles accompagnées de documentaires historiques illustrés vous proposent un retour au temps de l’esthétique fin-de-siècle. Marchez sur les traces de Sarah Bernhardt, Mata Hari, Baudelaire, Maupassant ou Barbey d’Aurevilly. Offrez-vous une visite guidée à Paris quelques 150 ans plus tôt dans de véritables décors impressionnistes : Quartier latin en pleine ébullition, Chat noir de Montmartre où les auteurs décadents clament leurs vers les plus audacieux, foires et goguettes en bord de Seine, …

Entre Histoire et littérature, articles de société et portraits d’auteurs, l’anthologie Belle Époque rend hommage à 40 décennies riches en créativité, apogée d’un style à la française qui a influencé le monde entier.

Extrait disponible ici : https://alexmauri.art.blog/2020/10/31/ma-belle-epoque-ouverture/

Belle époque et cirques de monstres

Comme le veut la tradition : un texte sélectionné, un article de présentation de l’histoire. Cette fois, je vais te parler de Ma belle époque, écrit pour le projet d’anthologie « Belle Époque ».

L’intrigue se déroule en 1880, au commencement de cette période. Une ère pleine de promesses : quartier Latin en effervescence, nouvelles découvertes scientifiques, occultisme,… Une époque passionnante, jusqu’à ce qu’on gratte un peu. D’autres choses bien moins reluisantes se révèlent alors, comme… les freaks shows.

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Louis, un adolescent transgenre perçu femme par la société, est mis à la porte par ses géniteurs parce qu’intersexe*. Au bout de longs mois d’errance, à survivre comme il le pouvait, Louis est repéré par un étrange propriétaire de monstres humains, qui propose de l’engager. Louis devient un monstre-chanteur connu sous le sobriquet de « La femme à barbe ». Étant enfin parvenu à trouver le bonheur parce qu’accepté tel qu’il est par sa troupe, il a trouvé sa voie. Mais Louis est aussi en colère contre ses géniteurs. Un jour de juin, il leur écrit pour enfin vider son sac, puis les narguer…

Une histoire de renaissance, à découvrir en novembre prochain.

*Si tu ignores ce qu’est l’intersexuation, voilà une vidéo explicative :

Illustration de couverture : Léa Geas

AT Belle époque

Et c’est reparti pour un tour !

Me voilà à écrire pour l’appel à textes « Belle époque », des éditions Luciférines.

Je ne suis pas vraiment rétro, d’habitude, mais si c’est pour parler exhibitions de « monstres » et intersexuation, eh bien… ça me va. J’ai toujours trouvé ça malsain au possible : on se faisait du fric sur le dos de personnes mises au rebut par une société ignorante, dont la science se trouvait incapable d’expliquer le handicap et les variations anatomiques. Condamné(e)s à la misère, les concerné(e)s n’avaient souvent pas d’autre choix que de finir dans ces endroits dont l’éthique se situait sous le niveau de la mer…

Sur ce, je pars corriger. Je te laisse avec une jolie petite musique…