En attendant les corrections de Projet Secret, ou de la joie des remerciements

Quand on poireaute entre deux échanges de mails, on trépigne, et on s’ennuie, aussi, un peu.

Et qui dit ennui, dit petits bidouillages dans son coin en attendant du concret.

On en arrive alors à esquisser des remerciements, car qui dit premier roman, dit première expérience du genre. Il paraît que c’est la tradition, qu’on s’y prête quand on est quelqu’un de gentil. Et si l’on pouvait penser ça de moi, au moins durant les cinq prochaines minutes, ce serait cool (et l’on évitera de me croiser une heure avant les repas, plus encore de me nourrir après minuit).

Donc… je m’essaye aux remerciements.

Je pensais que ce serait un exercice si formel qu’il en deviendrait rasoir, mais en réalité, on se sent satisfait. Non pas par conscience de son talent, à l’image de l’univers ; infini.
Pas du tout. Enfin, ça dépend pour qui :

En réalité, c’est le signe que cette phase de fignolage s’achève, qu’on va bientôt brandir le bébé braillant, gluant de vernix, à la face du monde, et qui vivra verra.

Vu ainsi, c’est assez grisant.