


T’es pas un vrai si tu n’as pas vécu ça.












Work, work, work…



Le ponçage de la bio de Thomas Andrews se poursuit.










On récupère une ancienne épreuve d’Alegria, et on prend des notes au dos pour un nouveau projet.
Le cycle de la vie.

Salut à toi, Public !
Certains font des bilans de l’année écoulée. D’autres, comme moi, et une fois n’est pas coutume, font des annonces un peu spéciales (non, je n’ai pas de cancer. Ventile ! Ventile ! Là. C’est bien. Tu veux un Shokobons ?).
Donc, je disais : ce billet de blog est l’occasion d’une annonce un peu spéciale. Particulière dans le sens où je n’ai pas pour habitude d’annoncer un projet qui n’est pas vraiment écrit. Enfin, tu vois, le projet existe sous forme de novella que je n’ai jamais publiée. C’est en la relisant, des mois plus tard, que je me suis dit : « quand même, ça manque de développement, ça fait trop autoroute ». Autant pour Alegría, ça ne gênait pas. Au contraire, il fallait quelque chose de précipité, sinon, le personnage serait secouru avant qu’il soit vraiment dans la mouise.
Mais dans ce cas, pour une histoire se déroulant sur le Titanic, ça ne lui rendait pas hommage. Pas du tout.
C’était mon Titanic de Wish.
Alors, je me suis remis au boulot. J’ai vu plus grand. Faire entrer dans la danse des personnages emblématiques, comme Margaret Brown, dite « L’insubmersible Molly Brown ».
Mais, mais, mais… je ne me sentais pas de l’incarner. Il faut dire que mon style est assez brut. Il lui fallait une plume plus douce, mais non moins dure. Une main de fer dans un gant de velours.
C’est là que mon intuition m’a soufflé : Cindy Van Wilder. Intuition qui ne m’a plus lâché au fil des mois, tenace jusqu’à l’obsession. Et quand ça revient sans cesse, je me dis qu’il y a sans doute quelque chose à faire à ce niveau.
Cindy, que je connais depuis une paire d’années car on fréquentait le même forum d’écriture, en 2009 (ce coup de vieux ! Ça pique. Ne fais pas ça chez toi).
Cindy, avec qui on se balance souvent des « réfs » sur le Titanic au point que ça tourne au running gag.
Cindy, qui a lu ladite novella, a été séduit, et accepte de devenir mon co-auteur.
Après avoir pris le temps de la discussion quant aux conditions de publication envisagées par la suite, soit 44 secondes et 10 centièmes (parce que bon feeling, concentre-toi un peu), nous voilà partis en tandem.

(La même chose, en mieux. Voilà, nous sommes sur le même bateau à présent.)
Pour le moment, nous sommes en phase préparatoire de cette réécriture. Nous bossons Titanic, nous parlons Titanic, nous mangeons Titanic, nous respirons Titanic. Mais pas trop violemment, car qui veut voyager loin ménage sa monture. Et puis, chacun a ses propres projets solos à aboutir… Nos notes s’étoffent au fil du temps. Les idées fusent, très prometteuses ; le projet mue, à la fois ressemblant et différent. L’ambiance de travail est joyeusement sérieuse, ou joyeusement potache. Ça doit dépendre de si on est en heures creuses ou en heures pleines ; j’avoue ne pas avoir vérifié l’hypothèse.
Maintenant, je remballe ma légèreté pour aborder un point sérieux (avoue que mon humour commençait à sérieusement te faire suer et que j’ai mis fin à ton agonie).
Alors, oui, je bosse avec quelqu’un que je connais assez bien pour que ça marche. Et comme tu le ressens dans l’ambiance lolilol de ce billet, je ne m’y trompais pas : ça marche. Et je recommencerais sans hésitation dans ces mêmes conditions. Ça perpétue le « on bosse entre potes » qui fait grincer pas mal de dents, car perçu comme excluant. Et pourtant…
L’écriture d’une œuvre collective avec une majorité d’auteurs m’étant peu connus, voire carrément inconnus, dans une totale interdépendance de plumes, j’ai donné. Plus jamais je ne m’embringue dans ce genre de plan. Le projet s’est cassé la figure par immobilisme total. Je ne connaissais pas assez ces gens ; je ne pouvais pas prévoir la boucherie que ce serait. Et on dit que c’est la norme dans les milieux artistiques ! Pour une collaboration qui roule impec’, combien n’aboutiront jamais pour cette raison ?
On dit que l’important dans la vie est de bien s’entourer. Il m’aura fallu deux ans de burnout pour le comprendre.
Ce roman, de par sa thématique, me tient à cœur. Je ne veux pas le saborder en tendant la main à de potentiels amateurs dont la profondeur n’a d’égale que les 3400 mètres de fond où repose le Titanic.

Quand tu trolles ton co-auteur…

… et que celui-ci riposte.
