Comme annoncé ici pour ceux qui prendraient le train en marche, je publie bientôt mon premier roman. Voici l’épisode suivant, d’une série qui s’annonce plus palpitante et mieux branlée que The Walking Dead (je charrie, j’adore cette série ; c’est juste triste voir un truc aussi énorme gâché à force de tirer sur la corde parce que Roi Pognon, etc…)

Donc, reprenons : je publie bientôt mon premier roman. Pas demain, mais peut-être dans six mois, ou un an, et ça va de pair avec signature de contrat. Qui dit signature de contrat, dit engagements, et c’est là que ça devient drôle. Ou flippant.

Plutôt flippant, ouais.

Je t’explique. Lis bien ce qui va suivre.

Dans mon contrat, il est marqué que je dois rendre le « manuscrit définitif » en décembre, dernier carat. Je l’ai signé cet été, le temps a passé, nous voilà arrivés au 20 octobre, et… aucun retour éditorial, aucune suggestion de modification me permettant de rendre un « manuscrit définitif ».

Que pouic.

Le travail éditorial étant une affaire trop sérieuse pour l’ignorer (c’est ainsi qu’on fait d’un texte bon, ou plutôt bon, un texte encore meilleur, voire excellent), il arrive fatalement ce qui doit arriver : un stress intense, ressemblant à de la quasi-panique, me tombe dessus.

Capture vidéo rare d’Alex dans son milieu naturel, en état de stress intense.

Afin de canaliser ce stress, de le rendre plus vivable, je recontacte alors la maison d’édition. Ça a donné un truc du genre : « Euh, salut, j’ai à fournir bientôt un « manuscrit définitif » et je n’ai toujours pas reçu mes corrections, est-ce normal ? Retravailler mes manuscrits me tient beaucoup à cœur, mon but étant de proposer au lectorat un texte le plus abouti possible, je stresse à mort, l’infarctus n’est pas loin. MAYDAY MAYDAY MAYDAY. »

Pfiouuu, pfiouuu, pfiouuu…

La réponse ne s’est pas faite attendre, tôt le matin parce qu’on a dû se dire qu’il serait bien de me garder en vie jusqu’à parution, et le stress s’en est parti : on entend par « manuscrit définitif » la version que je ne retoucherai plus d’ici à ce que le travail de correction ne commence.

-> Soit la version que j’avais proposée en lecture à la maison d’édition, car j’attends toujours d’arriver au point où je ne peux plus rien faire pour un manuscrit avant de songer à l’envoyer où que ce soit.
-> Cet engagement est donc respecté depuis janvier.

En attendant la prochaine crise d’angoisse, je m’en vais écouter un peu de musique.

Stay tuned !

3 réflexions sur “De la joie des incompréhensions, ou Chérie, fais-moi peur

  1. Cet article m’a énormément fait rire, pas parce que je l’ai trouvé drôle (quoique, le rythme et l’écriture rendent un bon effet comique), mais parce que je me reconnais tellement dans cette montée de stress ! Et que, comme toi, j’ai longtemps ignoré la différence entre « version définitive » et BAT (heureusement, l’une de mes éditrices a prévenu ma crise cardiaque en me l’expliquant dès le début ^^). Il me semble que le bouton « reblog » permet justement de partager les articles, donc je vais partager celui-ci car il me paraît mettre en lumière une définition importante.

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  2. A reblogué ceci sur Le Chat Séraphiqueet a ajouté:
    Bonjour tout le monde !

    Je partage cet article d’Alex Mauri, avec qui je partage le sommaire de l’anthologie Belle Époque aux éditions Luciférines. Dans ces lignes pleines d’humour et de fraîcheur, vous découvrirez la différence plus qu’importante (et pourtant méconnue) entre « manuscrit définitif » et « bon à tirer ».

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